Un tableau de BLANC-BRUDE c'est une aventure née
dès la toile en coupon.
Rugueuse, elle grène sous la main quand il l'apprête,
la couleur s'y love et s'enroule autour du sujet.
Il appui sur les tubes, mélange, la couleur
avec gourmandise, et peint, peint
épidermiquement,
comme on caresse
D'un bond mural, arrachée aux estompes,
elle surgit, triomphante insolente, et crève la toile.
"le même chaque fois, différent toujours et
toujours la Femme"
Bleues, arondes, ardoisées, terres brûlées,
elles s'éveillent de la matière, de leur propre
empreinte minérale, y retournent -elles ?
Chaque toile est un coup de folie, où l'insensé
se métamorphose en poème. Avant d'être un
nu, c'est une surface plane, c'est un champ de bataille, et "des
couleurs en un certain ordre assemblées"
Anticipant les atteintes du temps, la main passe
et repasse, " a fresco " sur la toile et le temps d'un
regard échange, l'éternité s'abandonne.
Trois petites notes de couleurs
entre
sensuel et graffitis
trois petites taches de musique
, de trace en frisson
..
|